découvrez le contexte, la date et l’issue de la bataille de crécy, en 1346 : une victoire anglaise décisive au début de la guerre de cent ans.

Bataille de Crecy en 1346 : contexte, date et vainqueur de la Guerre de Cent Ans

Le 26 août 1346, près de Crécy-en-Ponthieu, l’armée d’Édouard III bat celle de Philippe VI. Cette victoire anglaise, acquise par une armée moins nombreuse et une tactique défensive bien préparée, marque un tournant de la Guerre de Cent Ans. Archers, terrain et discipline y prennent le pas sur les charges de la chevalerie française.

L’article en bref

À Crécy, en Picardie, les choix tactiques d’Édouard III bouleversent le cours d’une journée de combat et ouvrent la voie au siège de Calais.

  • Date et lieu : Le combat se déroule le 26 août 1346 près de Crécy-en-Ponthieu, dans la Somme.
  • Armées en présence : Édouard III affronte Philippe VI avec des forces de taille inégale.
  • Clé de la victoire : Les archers anglais et une position défensive désorganisent les charges françaises.
  • Conséquence majeure : La victoire anglaise précède le siège de Calais, qui capitule en 1347.

Crécy permet de comprendre comment le contexte médiéval et les choix militaires ont changé l’équilibre du conflit.

Bataille de Crécy en 1346 : date, lieu et enjeux

La Bataille de Crécy se déroule le 26 août 1346, près de Crécy-en-Ponthieu, dans l’actuel département de la Somme, en Hauts-de-France. À une vingtaine de kilomètres d’Abbeville, le site se trouve sur l’itinéraire suivi par les troupes anglaises remontant vers le nord.

Le combat oppose le Royaume d’Angleterre, mené par Édouard III, au Royaume de France, commandé par Philippe VI. Il s’agit de l’une des premières grandes batailles rangées de la Guerre de Cent Ans, commencée en 1337 et achevée en 1453 : le conflit a donc duré 116 ans, malgré son nom.

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Le contexte de la Guerre de Cent Ans avant Crécy

La guerre naît de plusieurs rivalités, et non d’une cause unique. Édouard III revendique la couronne de France par sa mère Isabelle, fille de Philippe IV le Bel, tandis que les liens féodaux autour de la Guyenne, les tensions en Flandre et l’alliance française avec l’Écosse alimentent l’affrontement.

En 1337, Philippe VI s’empare de la Guyenne, possession anglaise, et Édouard III conteste son autorité. Après plusieurs années de campagnes et de trêves, le roi anglais débarque en Normandie en juillet 1346 avec environ 12 000 hommes. Sa chevauchée le mène à Caen, puis vers Paris ; il remonte ensuite vers le nord, avec l’armée française à ses trousses.

La Somme devient alors un obstacle décisif. Édouard III réussit à la franchir près de Blanchetaque, avant de gagner le Ponthieu. À Crécy, il choisit une position en hauteur et attend l’armée de Philippe VI, dont les effectifs sont supérieurs, mais difficiles à établir avec précision.

Des effectifs difficiles à fixer

Les estimations varient selon les chroniqueurs et les historiens. L’armée anglaise est souvent évaluée autour de 12 000 hommes ; les forces françaises, renforcées par des alliés et des mercenaires génois, auraient été nettement plus nombreuses. Les chiffres précis parfois avancés ne font pas consensus.

Armée Commandement Composition et rôle
Anglaise Édouard III Hommes d’armes, soldats à pied et nombreux archers anglais et gallois.
Française Philippe VI Chevaliers, hommes d’armes, contingents alliés et arbalétriers génois.

Comment les archers anglais ont remporté la bataille de Crécy

Édouard III dispose ses hommes sur une crête, face à une pente dégagée. Ses archers sont placés sur les flancs et ses hommes d’armes combattent à pied. Cette organisation, associée aux obstacles aménagés devant les lignes, complique l’approche de la cavalerie et expose les assaillants aux tirs.

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Les forces françaises arrivent après une marche éprouvante et dans une organisation confuse. Les arbalétriers génois, engagés en première ligne, sont rapidement mis en difficulté par les salves anglaises. La pluie et l’état des cordes ont pu gêner le maniement des arbalètes, mais les récits de la bataille ne permettent pas d’en faire l’explication unique de leur recul.

Les charges de la chevalerie française se succèdent sans parvenir à rompre la ligne adverse. Les flèches frappent les chevaux et désorganisent les assauts ; les hommes tombés dans la boue sont vulnérables aux combattants anglais à pied. La discipline et le choix du terrain comptent autant que la portée des arcs.

Une victoire tactique, pas seulement celle d’une arme

L’arc long permet des tirs répétés et contribue fortement à la victoire anglaise, mais il n’agit pas seul. La préparation du terrain, le repos des troupes et la cohésion du dispositif donnent aux archers le temps et l’espace nécessaires pour affaiblir les charges.

Crécy ne signifie pas la disparition immédiate de la chevalerie. La bataille révèle plutôt les limites d’une attaque frontale contre une armée bien installée et coordonnée. Les récits médiévaux évoquent plusieurs morts de haut rang, parmi lesquels Jean de Luxembourg, roi de Bohême, et Charles II d’Alençon, frère de Philippe VI.

Le vainqueur de Crécy et les conséquences de la bataille

Le vainqueur est le Royaume d’Angleterre. Philippe VI quitte le champ de bataille, tandis qu’Édouard III conserve l’avantage et poursuit sa progression vers le nord. Les pertes françaises sont lourdes, mais leur nombre exact reste incertain ; les estimations varient largement selon les sources. Il est donc préférable de ne pas présenter un bilan chiffré unique comme une certitude.

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La victoire ouvre la voie au siège de Calais. Après près d’un an de résistance, la ville se rend en août 1347 et reste sous domination anglaise jusqu’en 1558. Ce port devient un point d’appui stratégique pour les campagnes anglaises sur le continent.

Pour le visiteur d’aujourd’hui, Crécy-en-Ponthieu offre un repère concret pour replacer l’affrontement dans son paysage : une campagne vallonnée, à proximité d’Abbeville et de la baie de Somme. La bataille rappelle que, dans le contexte médiéval, l’issue d’un combat dépendait aussi de la fatigue, du terrain et de la capacité des chefs à maintenir leurs troupes en ordre.

Les repères essentiels à retenir

  • 26 août 1346 : date de la bataille de Crécy.
  • Édouard III : roi d’Angleterre et commandant de l’armée victorieuse.
  • Philippe VI : roi de France, battu lors de l’affrontement.
  • Les archers anglais : un élément central d’un dispositif défensif coordonné.
  • 1347 : capitulation de Calais après un long siège.

Questions fréquentes sur la bataille de Crécy

Quand a eu lieu la bataille de Crécy ?

Elle s’est déroulée le 26 août 1346, près de Crécy-en-Ponthieu, dans l’actuel département de la Somme.

Qui a remporté la bataille de Crécy ?

L’armée du Royaume d’Angleterre, commandée par Édouard III, a vaincu les forces du Royaume de France dirigées par Philippe VI.

Pourquoi les archers anglais ont-ils joué un rôle important ?

Leurs tirs répétés ont contribué à désorganiser les charges françaises et à mettre en difficulté les chevaux. Leur efficacité s’explique aussi par leur position, les obstacles défensifs et la cohésion de l’armée anglaise.

La bataille de Crécy a-t-elle commencé la Guerre de Cent Ans ?

Non. La guerre commence en 1337, neuf ans avant Crécy. La bataille est toutefois l’un de ses premiers grands affrontements et une importante victoire anglaise.

Quelle conséquence majeure suit la victoire anglaise ?

Édouard III met le siège devant Calais. La ville capitule en 1347 et reste sous domination anglaise jusqu’en 1558.

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